17 avril 2010
ACCUEIL
Compte-tenu de la dégradation des sites naturels, des campagnes et de la diminution des superficies des espaces sauvages, de nombreux animaux tentent de s'acclimater à la vie urbaine.
il est assez simple de favoriser leur implantation en appliquant quelques recettes listées dans ce blog.
FAIRE REVENIR LES PAPILLONS
Aménager son jardin
Avec quelques gestes simples, vous pouvez faire de votre jardin un
paradis pour les papillons… et les chenilles ! Pour aller plus loin, «
Mes 10 engagements pour le jardin » vous aideront à
jardiner tout en favorisant la biodiversité et l’environnement !
« Mes 10 engagements pour le jardin »
Quelques principes de base
© D. Nill / Biosphoto
1. Les papillons apprécient moins les jardins tirés au cordeau ! Un style désordonné, aux plates-bandes incurvées et aux combinaisons asymétriques d'arbustes, de fleurs, de couleurs et de textures, convient mieux pour attirer les papillons. Les plates-bandes de fleurs ayant comme plantation de fond des arbustes seront plus visitées.
2. Les papillons ont besoin de soleil pour se
réchauffer. C'est pourquoi on les observe les jours ensoleillés et
chauds, tandis que le temps frais et pluvieux
les rend plutôt inactifs. Les plantes ou massifs à papillons seront
donc installés en priorités dans les endroits bien ensoleillés !
A éviter !
© L. Brotchie / Biosphoto
3. Les papillons ont aussi besoin de protection contre le vent. Si vous possédez de grands espaces, la plantation d'arbres en atténuera les effets. Sinon, des massifs d'arbustes et des clôtures recouvertes de plantes grimpantes joueront le même rôle. Les haies irrégulières sont aussi préférables : les haies de thuya ou de cyprès, denses et linéaires, ne brisent pas le vent mais créent des micro-tourbillons peu appréciés des papillons.
Demi-deuil butinant de l'ail sauvage
© F. Cardinaux / Biosphoto
4. Il est important de toujours s’inspirer des milieux alentour. Faites une distinction entre les milieux forestiers, les petits bois, les champs sauvages, les friches, etc… Chaque type d’habitat attire des espèces particulières. Notez les espèces observées et les plantes utilisées soit comme nourriture par les chenilles, soit comme source de nectar. Vous pouvez avoir les mêmes dans votre jardin en laissant les plantes à papillons qui poussent naturellement, ou en plantant des espèces qui leur conviendront.
Mettre en place une prairie fleurie naturelle
Pour ceux qui n’auraient pas la patience d’attendre la venue des
plantes naturelles ou d’aller récolter les graines dans la nature, il
existe des mélanges disponibles en jardineries pour mettre
en place des prairies fleuries. Royalfleur, en
collaboration avec un entomologiste, des apiculteurs et Noé, a élaboré
le mélange « Miel & Papillons » pour
fournir du nectar et du pollen tout au long de l’année aux
pollinisateurs.
Pour en savoir plus : www.royalfleur.com
Pas de papillons sans chenilles !
Grand paon de nuit
© D. Bringard
Si l’on veut des papillons, il faut accepter les chenilles ! Pas question de laisser partir sous la dent des Piérides tous vos choux mais laisser pousser des espèces sauvages permettra de contenter ces gourmandes. Les chenilles ont souvent un régime alimentaire spécifique selon les espèces et ne se nourrissent que d’une ou quelques plantes. Saule, viorne, sureau, épilobe, salicaire, cardamine, ortie sont particulièrement appréciées, tout comme les mélanges de trèfle et de graminées de la prairie fleurie.
- Quelles plantes pour quelles chenilles ? (pdf 207.79 Kb)
Des plantes à fleur pour nourrir les papillons adultes
Machaon sur une Ombellifère
© A. Maurer / Biosphoto
Au moment de choisir les plantes à fleurs, pourquoi ne pas
favoriser celles qui, en plus d’être belles, attirent les papillons ?
Pour les contenter, le maître mot est diversité. Associez
aux endroits ensoleillés des grimpantes, des annuelles, des vivaces,
des arbustes : plus le choix sera vaste et la période de floraison
étalée dans le temps, plus vous aurez de chance d’attirer
les papillons dans votre jardin !
Les papillons adultes apprécient de très nombreuses fleurs, pourvues
qu’elles contiennent du nectar… et que celui-ci soit accessible !
Evitez ainsi les fleurs "améliorées" à corolle multiple ou
très grande, aux coloris extravagants. Plus la plante est semblable à
ce que l’on trouve dans la nature, plus les papillons la trouveront à
leur goût.
Un petit truc pour que vos massifs soient encore plus attractifs :
associez des fleurs de couleurs jaune et mauve, ces deux couleurs sont
les plus attirantes pour les papillons.
Voici quelques plantes particulièrement appréciées des papillons – se ne sont pas les seules : observez dans les jardins que vous visitez quelles sont les variétés qui leur conviennent !
- Des plantes pour les papillons (pdf 229.87 Kb)
L’arbre à papillons : attention espèce introduite !
© A. Matt / Biosphoto
Même si son utilisation est souvent conseillée pour attirer
les papillons, il est préférable d’éviter de planter "l’arbre à
papillons" (Buddleya sp). Cette espèce, originaire
d’Extrême-Orient, est considérée comme une espèce envahissante en
France : elle prend parfois la place d’espèces locales dans les milieux
naturels de nos régions.
Si vous avez un buddleia chez vous, pensez à couper les fleurs
sitôt la floraison terminée : vous éviterez ainsi qu'il ne se
propage là où il n’est pas désiré.
Terrasses et balcons à papillons
© A. Thaïs / Biosphoto
Un jardin miniature ne peut espérer attirer autant de papillons qu’un grand terrain, mais il est toutefois possible d’en tirer partie ! Les pots doivent être placés dans un endroit ensoleillé et abrité et, pour une plus grande efficacité, groupés les uns près des autres plutôt qu’éparpillés.
Les papillons apprécient les fleurs aux couleurs vives et sont particulièrement friands des aromates (thym, verveine, fenouil, basilic, ciboulette...) !
L’eau, indispensable aux papillons
© A. Thaïs / Biosphoto
Comme tous les êtres vivants, les papillons ont besoin d’eau. Créer une mare, installer un petit bassin ou une fontaine dans votre jardin invitera les papillons mais aussi les libellules, les abeilles, les coccinelles, les batraciens et les oiseaux… À défaut de mare ou de point d’eau conséquent, une simple petite flaque peut enchanter de nombreux oiseaux pour leur baignade quotidienne. En été, les papillons peuvent même se contenter d’une simple soucoupe d’eau, peu profonde, pour se désaltérer.
Le moins possible de pesticides…
Une utilisation excessive de pesticides, comme tout excès, est
mauvaise pour l’ensemble de la faune et de la flore du jardin, et pour
notre environnement. Pour ne pas transformer votre jardin
en désert écologique, quelques règles de bon sens : les pesticides
sont des médicaments pour les plantes. Le respect des doses est
nécessaire pour assurer l’efficacité du produit mais aussi
pour ne pas endommager la plante traitée et son entourage.
Pour éviter de traiter des insectes qui n’attaquent pas la plante,
choisissez un produit de traitement ciblé. Si vous avez un doute sur
l’origine de l’infestation de votre plante, apportez une
feuille malade ou une photo à votre jardinerie. Il vous sera alors
indiqué le bon produit. Ne traitez que la plante malade, et ce, par un
temps sans vent pour ne pas asperger d’autres végétaux.
Enfin, préférez les insecticides biologiques lorsque vous le
pouvez, qui se dégradent plus rapidement et présentent moins de risque
pour l’environnement. Avec un peu de temps, vous vous
apercevrez qu’un jardin bien équilibré ne nécessite pour ainsi
dire jamais de pesticides.
Reportez-vous à nos conseils sur l’Engagement n° 5.
Herbes aromatiques
© L. Brotchie / Biosphoto
Thym, romarin, lavande, sauge, serpolet, menthe verte, fenouil, basilic, ciboulette, estragon, mélisse, origan et sarriette ne font pas le seul bonheur des cordons bleus. Ces plantes nectarifères constituent également une source importante de nourriture tant pour les chenilles que pour les papillons. Leur large palette de senteur, leur intérêt à la fois écologique et culinaire en font des indispensables du jardin.
Haies
Une haie variée : un atout pour la biodiversité !
© A. Thaïs / Biosphoto
Quand on évoque les haies, beaucoup comprennent thuyas, cyprès ou laurier cerise, protection végétale taillée au carré et limitant un terrain. Pourtant une haie champêtre et diversifiée, composée d’une grande variété d’arbustes et de plantes grimpantes demeure le point de départ incontournable d’un jardin naturel et vivant. En plus de son rôle de brise-vue préservant l’intimité de celui qui la plante, la richesse de la vie animale qui s’y réfugie fait qu’elle a un rôle essentiel pour le maintien de nombreuses espèces. Elle garantit par ailleurs un jardin animé de divers chants d’oiseaux.
Un petit coin de nature sauvage
Faites une petite place dans votre jardin aux fleurs sauvages, laissez un coin de votre jardin en friche, tels pourraient être les gros titres d’une revendication pro biodiversité. Pour cela, rien de plus simple… Ne rien faire, ne pas intervenir mais attendre et observer pousser les « herbes folles », que vous ne faucherez qu’une fois l’hiver arrivé. Vous serez bien vite récompensé par la visite de nombreux hôtes : papillons bien sûr, mais aussi sauterelles, crapauds, lézards, hérissons et oiseaux.
Une jachère à papillons
Afin de laisser reposer votre potager, pourquoi ne pas lui offrir quelques mois de répit ? En effet, une jachère plantée en « engrais vert » tels que phacélie, vesce, lupin ou moutarde, par ailleurs fort décoratives, apporteront à votre terre un repos salutaire tout en permettant à de nombreuses espèces de papillons de s’épanouir.
Le lierre, ami des papillons
© M-G. de Saint Venant / Biosphoto
Comment les papillons passent-ils l’hiver ? Certains migrent vers les contrées plus clémentes du Maghreb ou même d’Afrique subsaharienne. D’autres laissent la tâche de survivre aux frimas à leurs œufs ou leurs chrysalides, bien protégés dans le sol ou au milieu des végétaux. D’autres enfin commencent à hiverner sous forme adulte dès l’arrivée des mauvais jours. Pour ces derniers, le lierre est indispensable : c’est sous ses feuilles persistantes, bien protégés, qu’ils attendront le printemps. Si vous voulez être parmi les premiers à découvrir des papillons dans votre jardin en mars, laissez se recouvrir de lierre un coin de mur, un grillage ou un vieil arbre.
RAISON D'ETRE DES NICHOIRS ET ABRIS
Participer à la protection des oiseaux sauvages, en particulier,
fringillidés migrateurs et rapaces diurnes et nocturnes.
Développer les actions de sauvegarde pour les hérissons et les
abeilles.
Aider les personnes âgées à ne pas laisser se multiplier leurs chats.
Pourquoi des nichoirs
Parce que les biotopes s'appauvrissent, les haies et les arbres
morts disparaissent, oiseaux et chiroptères trouvent de moins en moins
d'espaces pour nicher. En outre, granges agricoles
toujours ouvertes et greniers ou clochers aux ouvertures non
grillagées sont devenus rares. Ajoutons que les pics, grands
constructeurs de nichoirs naturels, sont victimes de la pollution par
les
pesticides, ainsi que de pratiques sylvicoles destructrices de la
nature, sans parler des chasseurs qui n'hésitent pas à tuer ces
magnifiques oiseaux pourtant protégés…
Pour ces raisons, il est important de fournir des abris artificiels de
remplacement sous forme de nichoir, gîtes ou refuges.
Quand installer les nichoirs
- petits oiseaux : Octobre à début février
- Chouettes : Septembre - Novembre
- hérisson : Mars à mi-Septembre
- chauve-souris : idem
NICHOIRS OISEAUX
Nichoirs pour oiseaux
Voici 3 types de nichoirs :
(NB, il en existe d'autres)
|
Nichoir boîte pour oiseau cavernicole
Le nichoir boîte est un simple parallèpipède percé d'un trou
d'accè s.
Éventuellement, son toit est incliné (recommandé si vous le pouvez).
En raison de sa forme rudimentaire, il est très important de
bien placer ce nichoir. Pour les dimensions, voyez ci-
dessous.
Nichoir à balcon pour oiseaux cavernicoles
Ce second modèle pour oiseaux cavernicoles est bien plus sûr.
Plan d'un nichoir à balcon :
NB :
- pensez, pour plus solidité à ne pas placer les vis (ou les
clous, mais les vis, c'est mieux) dans le même sens. Regardez bien le
dessin : la tête est tantôt à l'intérieur, tantôt à
l'exté rieur, de façon symétrique.
- Les dimensions correspondent à de petits oiseaux, pour de +
grosses espèces : augmentez les proportions. Pour le trou d'accès, un
diamétre de 4 cm semble une bonne (grosse) moyenne. À
titre indicatif, voici les dimensions idéales pour quelques
oiseaux qui apprécient les nichoirs :
- pic épeichette : 32 à 34 mm
- mésange charbonnière : 32 à 34 mm
- mésange bleue : 27 à 28 mm
- moineau friquet : 32 à 34 mm
- sitelle torchepot : 32 à 34 mm
- rougequeue à front blanc: ovale de 80 mm de longueur et de 60 mm de hauteur
- pic épeiche : 46 mm (augmenter les proportions du plan, en prenant pour base la hauteur intérieure qui doit être de 35 cm, tandis que la largeur int. atteint 13 cm sans compter le balcon et que le trou d'envol est à 5 cm du bord du toit).
- pic vert : 60 mm (augmenter les proportions du plan, en prenant pour base la hauteur intérieure qui doit être de 42 cm, tandis que la largeur int. atteint 18 cm sans compter le balcon et que le trou d'envol est à 6 cm du bord du toit).
- huppe : 78 à 80 mm (augmenter les proportions du plan, en prenant pour base la hauteur intérieure, la largeur int. et l'espace entre le bord du toit et le trou d'envol indiquées pour le pic vert).
-chouette chevêche : cf huppe.
- pic noir : 85 mm (augmenter les proportions du plan, en prenant pour base la hauteur intérieure qui doit être de 44 cm, tandis que la largeur int. atteint 20 cm sans compter le balcon et que le trou d'envol est à 8 cm du bord du toit)
- chouette hulotte : 90 mm (augmenter les proportions du plan, en prenant pour base la hauteur intérieure, la largeur int. et l'espace entre le bord du toit et le trou d'envol indiquées pour le pic noir).
Ces valeurs sont calculées en fonction des trous que creusent dans la nature les divers pics dans les arbres morts et des capacités des oiseaux cités à s'y introduire. Cela est important, car deux couples d'une même espèce ne peuvent cohabiter sur un terrain trop petit (ex. une distance de 60 m est requise entre deux nichoirs pour mésanges charbonnières), par contre vous pouvez y installer de quoi loger des espèces différentes, par le choix des dimensions. Ainsi ne verrez vous jamais de mésange charbonnière dans un nichoir au trou de 28 mm, trop petit pour elle, mais qui convient à sa cousine bleue).
(Comme les pics sont victimes des pesticides et les vieux arbres de la tempête — un peu — et des tronçonneuses — beaucoup —, vous comprenez pourquoi les oiseaux ont besoin de nichoirs).
Nichoirs pour semi-cavernicoles
Plan d'un nichoir pour oiseaux semi-cavernicoles :

Ce nichoir convient aux oiseaux suivants : Rouge-Queue Noir,
Bergeronette Grise, Gobemouche Gris…
NB : Percez 4 petits trous aux 4 coins du fond, par sécurité pour
éviter que l'eau stagne au fond en cas d'inondation. Cela dit le mieux
est de faire très attention à bien placer
ce nichoir, de façon à ce que l'eau n'entre pas.
Conseils pour la fabrication des nichoirs
Si vous n'avez pas de quoi
percer des trous d'accès ronds, percez des trous à angles
droit. (voir dessins ci-dessous)
|
|
Prenez des planches en bois
massif et non en aggloméré. Vous pouvez
notamment en acheter directement à bon marché auprès de la plupart
des scieries.
Respectez le plan de façon à
sécuriser la construction : le fond ne doit pas
pouvoir se détacher.
Utilisez des clous et non
de la colle (cf supra)
Ne peignez pas le
nichoir et ne poncez pas l'intérieur. La peinture est
toxique, les ruguosités facilitent l'accès. Si le bois utilisé vous
semble trop clair, donc trop visible, vous pouvez le teindre en le
frottant avec du brou de noix, ou en brûler légérement la
surface externe pour la noircir.
Prévoyez un accès (toit
amovible). En effet, il est préférable de vider le
nichoir lorsque celui-ci a été dé serté par ses habitants, au cours
de l'automne. Avant de vider le nichoir, assurez vous qu'il n'est pas
rempli par le nid d'un charmant lérot. Si c'est le cas,
si au lieu du nid creux d'un oiseau, vous apercevez une boule de
foin et de poils, laissez en paix le joli petit mammifère.
Hormis ce nettoyage
pré-hivernal, résistez à la curiosité : ne troublez
pas l'intimité des habitants! Contentez vous de les observer d'assez
loin (usez de jumelles).
Enfin, ne placez surtout
pas de baguette ou autre reposoir sur le panneau
facial, cela faciliterait la tâche des prédateurs!
Terminons en ajoutant que, si vous n'êtes pas bricoleur, de nombreuses associations de protection de la Nature fabriquent et/ou vendent des nichoirs. C'est le cas de nombreux CPN (voir bibliographie et adresses utiles) et de la revue La Hulotte
ABRIS INSECTES
Favoriser
la présence des insectes auxilliaires en installant des abris.

Pourquoi poser des nichoirs et abris pour les insectes ?
Les insectes ont besoin d'abris pour y construire leur nid, pour passer l'hiver ou simplement la nuit ou le jour. Un jardin naturel à la végétation sauvage variée et recelant de nombreux micro-milieux (bois morts, mousses, pierres, feuilles mortes, etc.) offre suffisamment d'abris. Il est alors superflu de poser des nichoirs.
Cette démarche se justifie dans trois cas :
- Si le milieu est déséquilibré, avec une ressource importante de
nourriture mais peu de sites pour s'abriter ou nidifier. C'est fréquent
en milieu urbain, où les jardins sont petits et souvent
fleuris. La ressource en nectar est importante, mais les insectes
qui s'en nourrissent manquent de sites de nidification.
- Si l'on veut artificiellement augmenter la densité de certains
insectes. C'est le cas dans un potager cultivé de façon biologique, où
le jardinier aura intérêt à attirer certains prédateurs ou
parasites pour contrôler les déprédateurs de ses cultures.
- Si l'on veut pouvoir observer facilement certains insectes, qui
sinon seraient très difficiles à repérer dans la végétation du jardin.
C'est très utile dans le cadre d'activités de découverte,
ou simplement pour le plaisir de mieux connaître les mœurs des
insectes.
Voici quelques nichoirs et abris simples à confectionner et très régulièrement occupés par les insectes.
La bûche percée
|
De nombreux insectes, en particulier des abeilles et des
guêpes solitaires inoffensives, utilisent les galeries creusées dans le
bois mort par les larves d'insectes xylophages (c'est-à-dire
se nourrissant de bois). Une simple bûche de bois dur fendue
en deux et percée de trous de différents diamètres, de 2 mm à 15 mm, est
bien vite adoptée par ces espèces. Les trous ne doivent
pas traverser le bois, sinon ils ne seraient pas occupés. Des morceaux de bois de charpente de dimension convenable peuvent être utilisés, à condition qu'ils n'aient jamais été traités. Il faut utiliser du bois dur (chêne, hêtre, charme, châtaignier...) et éviter les bois blancs ou de résineux (peuplier, pin, sapin...) qui gonflent à l'humidité. Ce nichoir se pose ou se suspend à proximité des parterres de fleurs, jusqu'à 2 m de hauteur, à l'abri des vents dominants. |
Le pot perce-oreille
|
Il s'agit d'un grand classique du jardin biologique. Son
principe est simple: les perce-oreilles vivant la nuit et se réfugiant
le jour dans des endroits sombres et frais, ils colonisent
rapidement des pots de fleurs renversés remplis de foin (ou de
paille) légèrement humide et peu tassé suspendus dans les endroits où
ils sont nombreux. Gros mangeurs de pucerons, il n'y a
qu'à déplacer au cours de la journée l'abri dans un arbre ou
un parterre envahi de pucerons. Lorsque le problème est résolu, il
suffit de remettre le pot à sa place primitive. C'est une
manière efficace d'augmenter artificiellement le nombre de
prédateurs des pucerons du jardin pour limiter leurs populations.
Pour que le système fonctionne bien, il faut que le bas du pot suspendu touche la végétation afin que les perce-oreilles puissent circuler facilement. |
|
La botte de tiges
|
Dans la nature, les tiges sèches creuses (graminées,
ombellifères...) ou remplies d'une moelle tendre et facile à
creuser(sureau, ronce, framboisier...) sont fréquemment occupées comme
abris journaliers, pour l'hiver, ou pour nidifier. Il suffit
de confectionner des bottes de 10 à 20 tiges de 20 cm de longueur
environ en liant ensemble avec de la ficelle ou du fil de fer.
Le bambou, solide, de diamètres variés et aux nœuds espacés,
convient bien pour ce type de nichoir.
Les tiges creuses doivent être bouchées à une extrémité ou en leur milieu pour être utilisées par les insectes. Il faut soit utiliser les nœuds naturels, soit tremper l'une des extrémités de la botte dans de l'argile délayée dans un peu d'eau. Les bottes peuvent être fixées par deux sur un petit piquet, l'une horizontale, l'autre verticale, et réparties dans les parterres de fleurs ou au potager. |
Le nichoir-boite
|
La durée de vie des bottes de tiges est très courte, deux ou
trois ans au plus. Il est possible de construire une boite en bois dans laquelle les tiges sont rangées en les tassant. Les avantages sont nombreux. La longévité des tiges est largement augmentée. Il suffit de remplacer chaque année, au cours de l'été, les tiges utilisées l'année passée et encombrées de vieilles cellules. Le nichoir devient permanent et sa durée de vie est celle de la boite en bois. Il n'est plus nécessaire d'utiliser des tiges creuses fermées à une extrémité, le fond de la boite jouant le rôle de bouchon. Le nichoir-boite se place comme la bûche percée. |
|
Cette page est tirée
des fiches pratiques "Refuges LPO".
IMPORTANCE DE L'EAU
J'ai remarqué que beaucoup de gens ignorent à quel point les animaux ont besoin d'eau fraîche en permanence et tout au long de l'année. Il est facile d'installer des écuelles ou des récipients peu profonds qui peuvent servir à la fois pour l'abreuvement et pour la baignade.
AMPHIBIENS
Aménager un plan d'eau pour les animaux aquatiques et semi-aquatiques
INSECTES AUXILLIAIRES
Pollinisateurs

L'abeille maçonne
L'osmie ou l'abeille maçonne est une abeille
solitaire qui fait son apparition en mars-avril selon la région et
les températures, et bien avant l'abeille domestique. Velue noire et
rousse, elle vole dès le début du printemps à la recherche
de petits trous pour y installer ses oeufs.
Sitôt un emplacement trouvé, comme un trou d'aération d'une fenêtre, elle fait des allers et retours sur le sol pour y ramasser de la terre pour fabriquer un ciment pour constituer les différents compartiments dans lesquels elle installe ses oeufs et du nectar pour les futures larves.
C'est une abeille inoffencive qui est très utile au jardin potager ou au verger car bien avant l'abeille et d'autres insectes butineurs, l'osmie pollinisera les premières fleurs des arbres fruitiers. A la différence de l'abeille domestique, elle ne colle pas de pollen sur ses pattes postérieure et ne fait pas de miel.
Lutte
intégrée
La
chrysope aux yeux d’or



La chrysope aux yeux d'or (Chrysoperla sp, la chrysope commune), est un névroptère méconnu dont les adultes ailés déposent leurs oeufs sur les plantes dans le feuillage, du printemps à l’automne. Le potentiel de ponte est de 1000 œufs par femelle et par cycle. La chrysope adulte se délecte essentiellement de nectar et de pollen tandis que les larves se nourrissent de pucerons, de cochenilles farineuses (à corps mou), d'aleurodes, de thrips, d'œufs d’acariens et de larves du tigre du Platane. Chaque larve peut consommer 60 pucerons par jour pendant 4 à 5 semaines (selon les conditions climatiques).
La chrysope peut donc être utilisée dans les jardins (ornements, potagers, arbres fruitiers), sur les balcons, dans les vérandas, sur toutes les plantes où sont présents différents ravageurs : Acariens (œufs), Aleurodes, Cochenilles farineuses (à corps mou), Pucerons, Teignes, Thrips, larves de doryphores.
Il convient d'introduire les oeufs dès l’apparition des premiers ravageurs, en déposant les oeufs à proximité des foyers d’infestation. Il faut ensuite renouveler ce traitement dans les 15 jours à 3 semaines si nécessaire.
Le cycle des chrysopes permet la naissance de plusieurs générations d’adultes par an. Notez que les chrysopes s’attaquent à plus de ravageurs que les coccinelles ! Vous ne regarderez plus les chrysopes du même oeil, totalement inoffensif pour l'homme cet insecte que l'on rencontre parfois dans nos maisons au début de l'hiver ou il recherche un refuge est un vrai auxiliaire du jardinier. Pour protéger cet insecte utile, évitez les produits phytosanitaires et les insecticides auxquels il est très sensible et offrez-lui un abri pour l'hiver.
pemphrédon, l’une des guêpes solitaires les plus communes
Certains insectes bienfaiteurs du jardin logent dans des galeries creusées dans des rameaux d'arbustes à moelle ou aménagées dans les tiges creuses de plantes sauvages.
| Les premières sont fréquentées par des petites guêpes solitaires (moins de 1 cm), inoffensives et sans danger pour l’homme, qui chassent des insectes ravageurs pour nourrir leurs larves. La « reine » pemphrédon, l’une des guêpes solitaires les plus communes, creuses une série de loges dans une tige à moelle. Elle pond un œuf dans chaque loge, dépose à côté une dizaine de pucerons endormis par une piqûre puis ferme la loge avant de passer à la suivante. Dans une tige de 20 cm, elle dépose ainsi jusqu’à 500 pucerons. D’autres guêpes nourrissent leurs larves de moucherons ou de chenilles. | |
| Les tiges creuses sont aménagées par des abeilles solitaires fort utiles au printemps pour polliniser les fleurs des arbres fruitiers. Elles restent dans les parages de leur « ruche » et sont souvent plus efficaces au printemps que les abeilles sociables. L’une des plus connues est la mégachile qui découpe des rondelles dans les feuilles, en particulier celles des rosiers, puis les enroule en forme de cigare pour tapisser l’intérieur des tiges creuses et aménager des loges douillettes. Dans chacune, elle pond un œuf et dépose du pollen pour nourrir la larve. L’osmie s’installe directement dans une tige creuse et en bouche les orifices avec de la terre. C’est elle qui bouche ainsi les trous d’évacuation des eaux situés en bas des fenêtres. Si vous lui offrez des tiges creuses, elle épargnera vos fenêtres et vous profiterez des ses talents de pollinisatrice. |
RUCHES EN VILLE
Des efforts sont réalisés sur le département et sur Angers pour maintenir les populations d'abeilles.
Des cours sont organisés au rucher-école du lycée agricole du Fresnes
et au rucher de Boudré à Seiches sur le Loir par deux associations,
l'U.A.A. et l'A.S.A.D.
Site Internet : www.labeille49.fr
Des étudiants de l'ESA et de l'ENITH ont également en projet d'avoir des ruches au sein de leur établissement.
CHAUVE-SOURIS
Nichoir pour chauve-souris
Il est très important de placer ce nichoir plein Sud ou Sud-Est (sur un mur ou un arbre, dans un endroit ensoleillé. Hauteur idéale : 3,50 m - 5 m.
Plan d'un nichoir pour Pipistrelle :

Emmanuel Cosson" <Emmanuel.Cosson@newsup.univ-mrs.fr>, visiteur du site et passionné par les chiroptè res nous précise ceci : le plus important semble être la dimension de la fente d'entrée. Par exemple, pour les pipistrelles qui sont les plus communes en nichoirs plats, il faut qu'elle fasse entre 0,5 et 1 cm, au plus 1,5 cm — mais les chances de voir alors des pipistrelles s'y installer se réduit. Par contre à cette taille, des espèces de chiroptères plus grosses mais moins relativement communes pourraient s'installer ponctuellement comme la Sérotine commune ou le Grand murin.
Conseils :
- Commencez par redessiner le plan en respectant bien l'échelle des
dimensions et en imaginant les différents angles. Ainsi, vous aurez bien
plus facile pour construire le nichoir.
- les chauves souris sont sensibles au froid, donc soignez les
ajustages, il ne doit pas y avoir de trou autre que l'entrée. Il est
conseillé d'employer du bois le plus épais possible. Vous
pouvez aussi fixer une plaque de tôle sombre autour du nichoir.
- Ne peignez pas le nichoir et ne poncez pas l'intérieur. La
peinture est toxique, les ruguosités facilitent l'accès. Éventuellement,
si votre bois est clair (pin, par ex.), vous pouvez teindre
ses faces externes en les frottant avec du brou de noix, du gaillet,
du charbon de bois, de la betterave, etc., teintures naturelles
répandues, non-toxiques et sans odeur forte persistante. Plus
simple, plus durable et moins salissant : brûlez légèrement la
surface externe du nichoir pour la noircir.
- Voyez les conseils
d'installation pour placer le nichoir au bon endroit.
Contactez la FRAPNA-Isère
ou la FCPN pour plus de détails ou bien voyez sur l'URL suivante : http://www.museum- bourges.net/html/index_conseils.htm
Emmanuel nous donne aussi deux adresses, pour qui préfère acheter des nichoirs complets :
Nichoir pour l'étude et la protection des chiroptères (Catalogue sur demande)
René BOULAY
4, rue Hector BERLIOZ
76120 GRAND QUEVILLY testés par l'association Groupe Chiroptères ProvenceNichoirs SCHWEGLER : catalogues sur demande à :
SCHWEGLER / VALLIANCE
Z.A Grange la Chapelle
69120 SAVIGNY
tél : 04 74 01 23 10
Fax : 04 74 01 23 54
Important : Abstenez-vous absolument de toute visite entre Octobre et Mai. Une chauve-souris réveillée en plein hiver risque la mort!
